Avant d'être un bouquet, une fleur Oirda est un simple ruban plat, tiré d'une bobine. Tout ce qui suit, le volume, la courbe, l'illusion du pétale vivant, tient dans quelques gestes appris et répétés des centaines de fois.

Le choix du ruban

Toutes les qualités de satin ne se prêtent pas au façonnage. Nos artisanes sélectionnent des rubans assez souples pour se plier sans casser, mais assez fermes pour garder leur forme une fois la fleur assemblée. C'est cet équilibre qui permet au bouquet de conserver son volume dans le temps.

Le pliage, geste fondateur

Chaque pétale naît d'un pliage précis, effectué à la main, sans patron ni machine. La longueur du pli détermine si le pétale sera large et ouvert, ou plus resserré comme un bouton de rose. C'est ce geste, répété une trentaine de fois par fleur, qui donne au bouquet son mouvement naturel.

L'assemblage de la fleur

Les pétales sont ensuite fixés un par un autour d'un cœur, en partant du centre vers l'extérieur, exactement comme pousserait une fleur réelle. Cet ordre d'assemblage est ce qui évite l'aspect figé ou artificiel que l'on retrouve sur des fleurs en tissu montées trop rapidement.

Un savoir-faire transmis

Chez Oirda, ce geste s'apprend directement en atelier, d'une artisane à l'autre. Il n'existe pas de raccourci : la régularité d'un bouquet vient uniquement du temps passé à répéter le même pliage, encore et encore, jusqu'à ce que la main le retienne mieux que l'œil.